Une vie sexuelle transformée

Brigitte Bédard se raconte

À la rencontrer aujourd’hui, on ne devinerait jamais que cette mère de six enfants a connu un passé lourd, tant elle dégage la paix, la foi, la joie et l’amour. Il semblerait que même son mari a parfois du mal à croire certains incidents de sa vie passée.

Elle n’avait que 11 ans lorsque sa vie, jusqu’alors ordinaire, a pris son premier tournant : « Très jeune, j’ai commencé à fumer vers 11 ans, pour ensuite fréquenter des gens pas vraiment bons pour moi. Donc, j’ai commencé à prendre de la drogue assez jeune, vers l’âge de 11,12 ans… ça été jusqu’à la cocaïne, jusqu’à l’âge de 21 ans… puis… j’ai eu toutes sortes de partenaires. »

À 21 ans, elle fait son entrée à l’université après sa séparation d’avec son mari de 5 mois. Elle avait son propre appartement, et voyait son nouvel amant chaque jour. Quand elle retournait voir son mari, peut-être une fois par semaine, il était avec sa maîtresse. Elle consommait énormément de cocaïne à cette époque-là.

Un jour, elle rencontre un ancien amant dans le métro, qui lui dit : « Il faut que tu viennes faire des réunions de Cocaïnomanes anonymes. Je sais que tu as un problème. » Elle décide d’y aller voir. Elle se reconnaît dans toutes ces personnes dont le vécu ressemble tellement au sien. Elle arrête de consommer la drogue et l’alcool — tout sauf la cigarette. Mais ce n’est que pour substituer la sexualité à la drogue.

Elle commence à accumuler les aventures avec les hommes. Vers l’âge de 25 ans, sous l’influence d’amies lesbiennes, elle devient lesbienne à son tour en se disant : « Enfin, je me suis trouvée! » Elle continue à accumuler les aventures, mais cette fois-ci avec les femmes. En fait, elle devient plus sexuellement active que jamais.

Un beau jour, à titre de journaliste indépendante, elle accompagne des pèlerins qui se rendent en Israël, malgré le fait qu’elle n’est pas croyante. Elle se trouve avec le groupe devant un autel, à l’endroit où Jésus avait été flagellé. Ils récitent le Notre Père, quand une sœur cloîtrée lui tend le bras entre les barres du grillage de son couvent pour la toucher. Brigitte commence à pleurer sans savoir pourquoi. Un homme qui se tient à côté d’elle lui dit : « Moi aussi, je suis comme toi (en faisant allusion à son homosexualité), et tu verras, tu peux être heureuse, même comme ça. » C’est alors qu’elle constate qu’elle est incapable d’accepter l’idée d’être lesbienne. Elle voit cela comme un boulet qu’elle va traîner avec elle toute sa vie.

Une année après ce voyage, elle décide d’arrêter de fumer la cigarette, et là, elle tombe en dépression profonde. Elle quitte ses amies lesbiennes parce qu’elle se rend compte qu’elle vivait des relations malsaines, presque symbiotiques, avec elles. Elle tombe amoureuse d’un gars et emménage avec lui pour ensuite découvrir qu’il ne l’aime pas du tout. Cela vient confirmer pour elle le fait qu’elle était lesbienne, alors qu’elle ne veut plus l’être.

Brigitte explique ainsi sa perspective de son expérience sexuelle : « Il y a probablement des gens qui sont heureux dans leur homosexualité… J’en connais. Mais je crois que certains d’entre eux ne sont pas réellement homosexuels. Ils souffrent simplement de blessures d’enfance, et tant qu’ils ne vont pas revoir ces blessures pour les guérir, ils vont rester là-dedans, et ils seront malheureux. Alors, il faut faire la vérité sur soi. Et moi, en thérapie, on me refusait la possibilité de revoir mon passé pour en guérir. Je pense qu’on devrait permettre aux gens la possibilité d’aller en thérapie pour aller voir d’où ça vient… Pendant 8 ans de thérapie, j’ai souffert le martyre parce que je pensais que j’étais obligée d’accepter mon homosexualité. Pendant 8 ans, j’ai travaillé à l’acceptation, tandis que dans la réalité, je n’étais pas homosexuelle. J’étais juste blessée dans ma relation avec les femmes et les hommes dans ma tendre enfance, avec mes parents… Mais il faut le savoir, ça! Alors, si on ne te donne même pas la chance d’aller voir ça, tu es malheureux toute ta vie, parce que tu n’es pas toi-même. Je suis persuadée que la grande majorité des homosexuels ne le sont pas actuellement. Ils fonctionnent à partir d’une blessure : ils sont incapables d’entrer en relation avec l’autre sexe. »

Elle décrit sa vie d’alors ainsi : « Je n’arrête pas de pleurer, j’engraisse à vue d’œil parce que je bouffe, je bouffe quelque chose d’incroyable, et partout où je vais, je traîne cette dépression. Je trompe mon partenaire, je suis infidèle — ça ne va vraiment pas bien. »

Un jour, une vieille connaissance vient la voir pour lui tendre une carte professionnelle en disant : « Brigitte, pourquoi ne vas-tu pas voir ce moine-là pour faire ta quatrième étape? »(La quatrième étape du programme à 12 étapes, c’est l’examen moral minutieux de toi-même.)

C’est alors que Brigitte décide de se rendre à l’abbaye pour faire un examen strictement en lien avec son vécu sexuel. Lorsqu’elle arrive à destination, une sœur l’accueille et lui conseille de rencontrer un autre moine qui comprend beaucoup mieux les femmes.

Elle arrive dans un petit bureau modeste avec une table et deux chaises. Un beau moine l’accueille en lui demandant ce qu’il peut faire pour elle. Elle commence à s’ouvrir à lui. Plus elle parle, plus elle se fâche contre l’Église… Pendant une heure, elle lui crie après. Elle lui dit tout ce qu’elle pense de l’Église, des hommes, des mauvais traitements que les femmes ont subis à leurs mains… Au bout d’une heure, il l’invite simplement à revenir en après-midi pour continuer à parler.

Elle s’exprime librement pendant trois jours, deux heures par jour. Le moine accueille tous ses propos sans dire un mot. À la fin de chaque rencontre, il l’encourage simplement à continuer à écrire et à revenir le voir. Entre les rencontres, Brigitte dresse la liste de toutes les personnes avec lesquelles elle a couché. La liste s’allonge et s’allonge encore. Pour la première fois de sa vie, elle peut fixer le nombre de partenaires sexuels qu’elle a eu, et elle est scandalisée. C’était inconcevable pour elle qu’elle ait pu coucher avec tant de personnes en l’espace de 15 ans!

Plus elle se raconte, plus elle se prend en dégoût, plus elle pleure. Au bout de trois jours, elle se trouve complètement vidée. Elle n’a plus rien à dire. Il reste 15 minutes. Là, le moine lui demande si elle a autre chose à dire… Elle veut juste mourir… Elle avait voulu une vie ordinaire, rangée : le grand amour, le mariage, les enfants, une carrière d’écrivaine… Elle n’a plus rien à exprimer

Alors, il la regarde pour lui dire : « Brigitte, si tu savais le don de Dieu. Tu as tellement une soif d’amour qui ne pourra jamais être rassasiée. Mais Dieu est là, et tu es sa fille. Il t’a créée, il t’a tissée, il connaît tout de toi; il sait tout ce dont tu as besoin. C’est lui qui t’aime de cet amour que tu recherches. » Il lui impose alors les mains, et c’est comme si elle est frappée de l’amour de Dieu. Le Saint-Esprit l’envahit. Le moine lui dit : « Brigitte, tu vas sortir d’ici, tu vas enterrer ton regret, ta culpabilité, tes remords, puis tu vas partir, et tu vas danser ta vie. »

Elle sort du bureau et quitte l’abbaye pour retourner à Montréal, une personne transformée par l’Esprit de Dieu. Elle rentre dans une réunion de partage de CA pour partager la nouvelle de sa conversion : « J’ai vu Dieu! J’ai rencontré Dieu! Dieu est vivant! C’est Jésus! Ce n’est pas le cosmos, ce n’est pas l’énergie, ce n’est pas la puissance supérieure, je vous le dis, là, c’est Dieu, c’est Jésus! »

Elle est toute nouvelle chrétienne, mais elle comprend qu’elle vit une relation avec Jésus, une relation à entretenir à longueur de journée en lui parlant. Elle sait que c’est lui son Sauveur et que sa vie est complètement différente. Elle devient la marraine d’une des femmes présentes à cette réunion, et ensemble, elles commencent à fréquenter une communauté chrétienne. Dans cette communauté restauratrice, elle et son amie rencontrent deux autres jeunes femmes, et toutes les quatre décident de faire une promesse de chasteté de deux ans. Pendant ces deux ans, Brigitte continue à suivre la voie de la guérison en revoyant les blessures du passé avec l’aide du Christ et en gagnant une vision biblique d’elle-même.

À la fin de ces deux ans, ces quatre femmes avaient rencontré l’homme de leur vie et en moins d’un an, toutes étaient mariées. Elles ont toutes vécu la chasteté avant le mariage et elles sont toutes encore mariées. Brigitte voit vraiment cette transformation comme une grâce de la main de Dieu : « C’est vraiment Jésus qui est là et qui nous permet de vivre ce mariage… de le vivre vraiment, pleinement. Ça existe, l’amour, le vrai amour. Pourquoi les mariages ne durent-ils pas? C’est parce que Dieu n’est pas là. Si tu mets Dieu au cœur de ton mariage, c’est sûr que ça marche. Ça ne peut pas faire autrement. »

Jésus lui donne aussi une paix profonde — une paix qu’elle n’a jamais connue avant de se tourner vers lui. Elle était autrefois tourmentée, toujours en questionnement au sujet d’elle-même, jamais certaine de qui elle était. Elle avait toujours cru que les femmes qui étaient croyantes étaient des femmes qui se reniaient, qui n’avaient plus de personnalité et qui étaient comme des robots, alors que c’est l’inverse : « Dieu te fait devenir vraiment toi-même. »

La joie et la reconnaissance font maintenant partie de son quotidien. Elle l’explique ainsi : « Chaque jour je me lève, et je sais que j’ai été sauvée, rescapée… C’est la joie de me savoir fille de Dieu. Dieu est là, il est toujours là. Il est dans ma vie, il est dans mes moindres gestes, il est dans tout. »

Jésus est venu la libérer, lui donner une nouvelle vision d’elle-même, de la vie, et des gens. Et il veut faire de même pour vous.

Jésus nous dit qu’il est venu nous offrir une nouvelle vie. Que pourrait devenir votre vie si vous repartiez à neuf? Personne ne peut vivre une vie parfaite. Mais nous pouvons tous goûter à la paix et à la grâce que nous offre Jésus-Christ.

Vous pouvez vivre une relation profonde avec Jésus-Christ dès maintenant en accueillant son règne en vous. Aimeriez-vous l’inviter à venir habiter en vous par son Esprit afin que vous puissiez le connaître et le suivre, comme le fait Brigitte? Vous n’avez qu’à exprimer ce désir à Dieu, par la prière. Ce ne sont pas les mots qui comptent, mais plutôt l’attitude de votre cœur.

Voici une prière qui peut vous servir de modèle :

Seigneur Jésus-Christ, je veux te connaître. Merci pour ta mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre tout grand mon cœur et je t’invite à venir régner en moi par ton Esprit et me délivrer de mon péché. Dirige ma vie. Fais de moi la personne que tu veux que je sois. Merci pour le pardon de mes péchés et le don de la vie éternelle. Amen.

Si cette prière reflète le désir sincère de votre cœur, vous pouvez l’exprimer à Dieu. Jésus promet de venir habiter en vous en réponse à votre foi. Si vous invitez Jésus à prendre la direction de votre vie, remerciez-le souvent pour sa présence en vous et pour sa promesse de ne jamais vous quitter ou vous abandonner. En découvrant de plus en plus son amour infini pour vous et sa volonté pour votre vie, vous vivrez la vie abondante qu’il est venu vous offrir.

Pour en connaître plus sur Jésus et la vie abondante qu’il nous offre, ou pour poser des questions ou demander conseil, n’hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous, et l’un de nos accompagnateurs bénévoles se fera un plaisir de vous répondre d’ici peu.

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